mardi 10 décembre 2013

Astuce pour les fumeurs : la cigarette éléctronique

Fumeuse depuis heu.... je le dirai pas hein, pas envie de compter... j'allais chercher mon tabac en Allemagne, mais...... les prix là bas augmentent aussi (ou pour etre plus précise la quantité diminue pour le même prix)
Après quelques prises de renseignements, je me suis lancée dans l'aventure de la cigarette électronique, y à deux semaines environ.
Un modèle de base CORRECT m'a couté 35 euros, les flacons sont en moyenne partout à 5.5 €. Et personnellement, car c'était la grande inconnue ce flacon, j'ai déjà rechargé 4 fois la cigarette éléctronique, et le flacon est loin d’être vide (je recharge tous les deux jours). Donc avant tout ça je vous annonce que je fumais environ un paquet par jour, je vous laisse imaginer le prix, en France, en Allemagne, peu importe. Et là ça fait déjà 8 jours que je ne suis qu'à 5.50 €, et je ne l'ai pas encore fini ce fameux flacon...

Alors, certains me répondront que de toute façon, c'est mal de fumer... que la cigarette éléctronique est contreversée, quels seront ses effets dans plusieurs années? etc, etc

Donc le sujet du jour, n'est pas de savoir pourquoi je fume, pourquoi je n’arrête pas définitivement, et compagnie, le sujet du jour est la cigarette électronique et ses avantages (par rapport à une cigarette normale) :
  • Le prix !!!
  • Plus d'odeur
  • Plus besoin de cendrier avec son odeur de tabac froid
  • Plus besoin (chez vous en tout cas), de vous geler sur le balcon pour fumer
  • Plus besoin de chercher partout le briquet !
  • Plus de risque d'incendie en vidant son cendrier dans la poubelle



Etc, etc

Ici le lien de l'endroit ou je l'ai acheté, et le modèle que j'ai choisi. Bureau de tabac super sympa, explication, etc, carte de fidélité, etc !!!! Je le recommande vivement !

Mais approfondissons un peu, apprenons à la connaitre

 La cigarette électronique ou e-cigarette est un dispositif électromécanique ou électronique générant un aérosol destiné à être inhalé. Elle produit une « vapeur » ou « fumée artificielle » ressemblant visuellement à la fumée produite par la combustion du tabac. Cette vapeur peut être aromatisée (arôme de tabac blond, brun, de fruits, etc.) et contenir ou non de la nicotine. À la différence de la fumée produite par une cigarette traditionnelle, cette vapeur n'a pas l'odeur du tabac et, selon les premières études scientifiques, contient des quantités de particules et substances cancérigènes ou toxiques beaucoup plus faibles que cette dernière. Elle est parfois présentée comme une alternative moins nocive au tabac ou comme un substitut pour l'arrêt du tabagisme. Son usage est néanmoins controversé.

Terminologie

Le dispositif est communément désigné par « cigarette électronique » ou « e-cigarette » ou « e-cig », car il rappelle la forme et l'usage de la véritable cigarette et sa fumée. Le terme « électronique » ou « e-» est un élément de marketing inventé en 2005, pour des dispositifs qui ne comportaient à l'époque pas d'éléments électroniques, ni microprocesseur. Fin 2013, la plupart des dispositifs sont électroniques, d'une complexité allant de simples mécanismes de protection à des modèles sophistiqués, avec variateur de tension et/ou de puissance, décompte des bouffées, écran, etc.

Quand elles ont la forme d'un cigare ou d'une pipe, elles peuvent alors aussi être nommées « cigare électronique » ou « pipe électronique » également appelé e-pipe ou epipe. Toutefois elles peuvent prendre des formes plus originales.

Les utilisateurs de cigarettes électroniques préfèrent souvent le terme « vapoter » (néologisme créé en 2008 suite à un concours) ou « vaper » (dérivé du mot « vapeur ») au lieu de « fumer » et se désignent non plus comme des fumeurs, mais comme des « vapoteurs ».

Histoire :

Le concept d'une cigarette électronique est élaboré par Herbert A. Gilbert en 1963, avec un brevet déposé en 1965 présentant le schéma d'une cigarette électronique « remplaçant le tabac et le papier par de l’air chauffé et aromatisé ». Gilbert fut approché par des sociétés souhaitant fabriquer cette cigarette, mais son invention ne fut jamais commercialisée.

Le premier dispositif rendu public, destiné à simuler l'utilisation d'une vraie cigarette a été réalisé en 2003 par Hon Lik, un ancien pharmacien et ingénieur chinois qui a déposé en 2005 un brevet pour une « cigarette sans fumée à pulvérisation électronique ». Toutefois, ce premier dispositif exploite alors la technologie dite « ultra-sonique ». Hon Lik s'est ensuite associé à la société Golden Dragon Holdings pour commercialiser sa cigarette électronique en Chine en 2004. Dans un second temps, la Golden Dragon Holdings a changé le nom de l'entreprise en Ruyan (如烟), qui signifie « comme de la fumée » en chinois.

La technologie de vaporisation par résistance chauffante, la plus répandue pour les cigarettes électroniques en 2013, a été inventée et brevetée vers 2009 par le chinois David Yunqiang Xiu (修运强) avec son « Electronic Nicotine Delivery System (ENDS) ».

Les cigarettes électroniques sont pour la plupart fabriquées en Chine, dans diverses usines des villes de Shenzhen et Hong-Kong. Les revendeurs du monde entier sélectionnent leurs produits via des intermédiaires sur place et se font livrer les kits tout prêts, ou achètent les divers éléments et font eux-mêmes le conditionnement des kits. Certains gros revendeurs louent des ateliers au sein des usines de production ou possèdent des ateliers de montage sur place. Il existe également des modèles développés et fabriqués en petites séries en Europe et en Amérique.

Principes généraux

Le principe d'une cigarette électronique consiste à produire de la vapeur. Deux techniques sont possibles : soit par utilisation d'ultra-sons (complexe à industrialiser et coûteuse), soit par une résistance chauffante, technique la plus couramment utilisée. La résistance appelée « atomiseur » chauffe un liquide (dit « e-liquide »), qui a la propriété de s'évaporer à une température proche de 50 °C.

Afin de vapoter, l'utilisateur doit enclencher le chauffage de la résistance, le e-liquide chauffe et s'évapore et l'utilisateur peut alors inhaler cette vapeur.

Le déclenchement du chauffage de la résistance peut être soit manuel (l'utilisateur appuie sur un interrupteur), soit automatique (un dispositif électromécanique placé sur la cigarette électronique détecte l'aspiration de l'utilisateur et active aussitôt la résistance).

Le propylène glycol sous forme de brouillard de micro-gouttelettes constitue un nuage blanc imitant la fumée des véritables cigarettes. Il est pratiquement sans odeur. Cette « vapeur » visible disparait complètement après quelques secondes, principalement par évaporation.

Ses éléments :

Une cigarette électronique est constituée des éléments principaux suivants :

    un réservoir pour contenir l'e-liquide ;
    un atomiseur pour chauffer l'e-liquide ;
    un accumulateur qui alimente l'atomiseur ;
    du e-liquide ;
    dans certains modèles une partie électronique pour réguler la tension délivrée à l'atomiseur, ainsi que pour protéger l'accumulateur contre une décharge trop poussée.

Le réservoir

Cigarette électronique à cartouche pré-remplie

C'est la partie destinée à recevoir le e-liquide, généralement cylindrique, en plastique, en verre ou en en métal, avec une contenances de 0,5 à 8 ml. Il peut se trouver sous la forme de cartouche pré-remplie a usage unique ou multiple.

Il existe deux types de réservoirs: les réservoirs à bourre et les réservoirs sans bourre, dits réservoirs tank.

Le réservoir a deux ouvertures. Une entrée d'air et une sortie pour l'e-liquide vaporisé. La sortie peut être équipé d'un embout buccal interchangeable (drip tip pour les anglophones).

Un réservoir est un consommable et s'use avec le temps, après quelques dizaines de recharges, on pourra constater une mauvaise alimentation de l'atomiseur ou des fuites.
Atomiseur
Atomiseur démontable

Les atomiseurs et les clearomiseur contiennent un fil résistif en Nichrome, en Kanthal (en) ou en Inox, qui entoure une mèche en fibre de silice et/ou qui est entouré par une bourre. La fibre de silice et/ou la bourre ont pour fonction de stocker le liquide et de l'amener par capillarité à la résistance pour qu'il soit chauffé et vaporisé. On distingue habituellement trois familles d'atomiseurs. Dans chacune de ces familles, il est proposé différentes résistances (de 1,25 Ohm à 5 Ohm)
Atomiseur

Il s'agit des atomiseurs classiques à cartouche séparée. On distingue principalement deux types de modèles, les modèles utilisant une cartouche à bourre et ceux utilisant une cartouche sans bourre.

L'utilisation avec une cartouche est souvent facultative, et on peut l'utiliser en versant directement quelques gouttes de liquide sur la tresse métallique de la résistance. Cette méthode, appelée dry vaping ou dripping, est généralement considérée comme ayant un meilleur rendu que l'utilisation avec une cartouche.

Les atomiseurs sont des consommables dont la durée de vie varie énormément suivant le modèle et l'utilisation. Certains modèles permettent de ne changer que la partie contenant la résistance lorsqu'elle est trop usée, afin de ne pas jeter le reste du corps de l'atomiseur.
Cartomiseur

Quand l'atomiseur et la cartouche sont indissociables et ne forment qu'un seul composant, ce dernier est nommé « cartomiseur » (contraction des mots « cartouche » et « atomiseur ») ou cartouche à atomiseur intégré. Leur longueur habituelle est de 35mm ou 45mm pour une contenance respective d'environ 1,2 ou 1,6ml de e-liquide. Avec un réservoir externe, leur contenance peut aller jusqu'à 5 ml. Par souci de simplicité, on distinguera les cartomiseurs à bourre de ceux sans bourre qu'on appellera clearomiseurs.

De même que les atomiseurs, les cartomiseurs sont des consommables avec une durée de vie limitée bien que très variable.


Détail d'un clearomiseur Ce4

Clearomiseur

On appelle clearomiseurs des cartomiseurs sans bourre, le plus souvent avec un réservoir au moins partiellement transparent. Ils ont une contenance de 0,5 ml à 5 ml. Le système de mèche est situé soit en haut pour des vapeurs qui seront tiède à chaude, soit en bas pour des vapeurs qui seront froide à tiède.

Les clearomiseurs aussi sont des consommables. Cependant certains modèles, de même que pour les atomiseurs classiques, permettent de ne changer que la résistance lorsqu'elle est trop usée, afin de ne pas mettre au rebut le reste fonctionnel du corps de l'atomiseur.
L'accumulateur
Compartiment d'accumulateur avec système électronique de réglage de la tension, nommé également mod, avec un accu rouge.

Les accumulateurs pour cigarettes électroniques sont actuellement presque exclusivement de technologie lithium-ion.

Il en existe deux grandes familles:

    Accumulateur simple, destinée à être placée dans un compartiment à accumulateur (surnommé également un mod) ;
    Bloc accumulateur, comportant un pas de vis, un commutateur et une partie électronique.

la recharge s'effectue soit avec un adaptateur USB, soit avec un chargeur dédié.

Il existe également des câbles avec connecteur USB, permettant de relier une source de courant USB (ordinateur, adaptateur secteur, etc.) à un atomiseur et donc se passer d'accumulateur.
Les e-liquides
Plusieurs flacons de e-liquides et une cigarette électronique

Ils se composent d'un mélange de propylène glycol (PG) et de glycérine végétale (VG), d'arômes, éventuellement de nicotine et selon le type d'arôme utilisé, d'alcool (exhausteur de goût) et d'eau. Certains e-liquides ne contiennent pas de nicotine. Ils sont vendus le plus souvent dans des flacons en plastique de 10 ml. Ils existent également sous forme de gels.

Les concentrations en nicotine sont indiquées sur le flacon de liquide ou sur la cartouche quand elle est pré-remplie, parfois avec l'abréviation « mg » (au lieu de « mg/mL »). La sensation de picotement dans la gorge et la bouche, provoquée par la nicotine, est appelée « hit » par les utilisateurs de cigarette électronique. C'est l'abréviation de l'expression en anglais : throat hit.

Les e-liquides vendues en France sont limités, au maximum, a un dosage de nicotine de 20mg/ml.

Les arômes

De très nombreuses saveurs sont disponibles:


    Tabac: brun ou blond, américain ou du nom des principales marques du commerce.
    Fruits: pomme, poire, cerise, orange, pastèque, etc.
    Boissons: café, thé noir ou vert, boisson énergisante, cola, etc.
    Boissons alcoolisées: whisky, rhum, brandy, champagne, absinthe, etc.
    Desserts: tarte aux pommes, crème glacée, cake aux noix et banane, tiramisu, etc.
    Plantes: menthe, eucalyptus, cannelle, chanvre, etc.
    Saveurs salées: lard grillé, pizza, fromages, etc.
    Saveurs sucrées: vanille, caramel, chocolat, etc.

Certaines personnes, se désignant comme des DIY (do-it-yourself, faites-le vous-même), mélangent et aromatisent leurs e-liquides elles-mêmes.

En France


Dans un avis de 2011, l'AFSSAPS recommande de ne pas utiliser la cigarette électronique en raison de la toxicité de la nicotine par voie cutanée ou par voie orale, pouvant être grave notamment chez les enfants, et du risque de dépendance primaire, lié également à la nicotine.

Dans le monde

En 2013, l'Organisation mondiale de la santé recommande de ne pas recourir à ce type de produit étant donné l'insuffisance de démonstration d'efficacité et de sécurité.

Généralités

Les premières études scientifiques sur la cigarette électronique sont apparues vers 2009. Faute d'études suffisantes, les avis des experts et autorités publiques étaient basés essentiellement sur un principe de précaution, les stratégies publiques de lutte contre le tabagisme et les risques connus de dépendance à la nicotine.

Une synthèse sur l'efficacité et l'innocuité de la cigarette électronique a été publiée en 2010-2011 dans le Journal of Public Health Policy (en) par Michael Siegel et al., de la Boston University School of Public Health (BUSPH) et conclut que :

    la cigarette électronique contient peu ou pas de produits chimiques susceptibles de présenter des risques sérieux pour la santé. De plus les quantités sont bien moindres que dans une cigarette classique, tant pour les toxiques que pour les substances cancérigènes ;
    les données actuelles indiquent que les cigarettes électroniques sont moins nocives que les cigarettes ordinaires et comparables, en termes de toxicité, avec les spécialités pharmaceutiques contenant de la nicotine (timbres, gommes, inhalateurs) ;
    les cigarettes électroniques pourraient être efficaces contre l'envie de fumer, surtout parce qu'elles simulent l'acte de fumer une véritable cigarette ;
    ce dispositif pourrait se révéler supérieur en efficacité aux autres méthodes d'auto-administration de la nicotine parce que les stimuli associés à l'acte de fumer ont un effet durable contre les symptômes du sevrage.

En France, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) souligne dans un avis datant du mois de mai 2011, outre la toxicité de la nicotine :

    « concernant le risque de toxicité des solvants utilisés dans les cigarettes électroniques, en particulier le propylène glycol, il est difficile de se prononcer en raison de l’absence de données qualitatives et quantitatives suffisantes. À ce jour, aucun effet indésirable ou cas d’intoxication en lien avec la présence de ces solvants dans les cigarettes électroniques n’a été rapporté. »

Les études scientifiques deviennent plus nombreuses à partir de 2012-2013 ; elles confirment progressivement que l'utilisation de la cigarette électronique n'est pas totalement inoffensive pour l'organisme humain, mais aussi que la vapeur de e-cigarette est infiniment moins dangereuse pour l'organisme que la fumée du tabac.

En septembre 2013, des tests menés sur une dizaine de modèles de cigarettes électroniques ont décelé la présence de molécules cancérigènes en quantité significative comme le formaldéhyde, l'acroléine ou l'acétaldéhyde16. Cette étude, largement reprise par la presse française et internationale, a très rapidement été critiquée, « à la fois pour ses zones d’ombre, ses failles méthodologiques et ses extrapolations sanitaires dramatisées et quelque peu racoleuses. »

Inhalation

Les données actuelles indiquent que la vapeur inhalée au moyen d’une cigarette électronique délivre autant de nicotine que les spécialités pharmaceutiques contenant de la nicotine (timbres, gommes, inhalateurs) et a une toxicité comparable à celles-ci (voir Substituts nicotiniques).
Absorption accidentelle

La nicotine est une substance toxique classée substance « très dangereuse » (classe Ib) par l’OMS et le règlement européen 1272/2008 relatif aux substances dangereuses prescrit l’étiquetage suivant pour les préparations contenant plus de 0,1% m/m de nicotine (soit approximativement 1 mg/ml) : « mortel par contact cutané » et « toxique en cas d’ingestion ». La dose létale médiane (DL50, dose entrainant 50% de décès) s'élève chez l'homme, selon les sources, de 0,5 à 1 mg par kilogramme. Pour un être humain adulte, cela représente 50 mg en moyenne (0,5–1 mg·kg-1). Une autre source19 indique que la dose létale pour l'être humain s'élève à 60 mg. L'ingestion accidentelle par des enfants de liquides de recharge contenant de la nicotine peut être mortelle. Ainsi, l'Organisation mondiale de la santé20 confirme en 2013 que par exemple, si un enfant pesant 30 kilos absorbe la totalité du contenu d'une cartouche de liquide électronique dosé à 24 mg de nicotine par ml, cela peut provoquer une intoxication aiguë à la nicotine qui serait le plus susceptible de causer sa mort. Ainsi les marques de gomme à mâcher ou pastilles à la nicotine alertent les usagers adultes des risques d'empoisonnement pour les enfants.

L'Organisation mondiale de la santé souligne également le risque de développer une dépendance à la nicotine chez les non-fumeurs.
Propylène glycol
Inhalateur pour l'asthme

Le propylène glycol n'est pas considéré comme un produit toxique pour l'homme. Il est utilisé, depuis les années 1950 comme composé chimique pour l'administration de médicaments pulvérisés ; par exemple, dans les inhalateurs et les nébuliseurs pour l'asthme. Les aérosols de propylène glycol ont un puissant pouvoir antibactérien et antiviral.

Les études et données connues permettent à des organismes de santé publique (FDA, EPA, NTP, ATSDR, INRS) de faire des conclusions identiques, à savoir que les différents composés du propylène glycol présentent « un très faible risque pour la santé humaine ». Lors d'expérimentation sur les animaux par ingestion ou inhalation (2011), le propylène glycol s'est avéré « peu toxique en exposition répétée ou prolongée ». Selon une étude d'avril 2013, aucun des propylènes glycols n’a présenté des preuves de « toxicité cancérigène, mutagène ou potentiellement reproductive chez l'homme ».

Aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) inclut ainsi le propylène glycol dans sa liste des « substances généralement reconnues comme inoffensives » (Generally recognized as safe, GRAS).
Glycérol et ses dérivés

Le glycérol (glycérine végétale ou synthétisée) est souvent utilisé comme complément (à 10-20%) au propylène glycol. Ce composé n'est pas considéré comme toxique ; c'est un additif très largement utilisé dans les préparations alimentaire (E422), les cosmétiques, les savons et détergents, les produits pharmaceutiques26. L'inhalation répétée et prolongée d'aérosol de glycérine par des animaux n'a révélée aucune toxicité par exemple comme d'autre substitutifs au tabac comme les gommes à mâcher à la nicotine, vendues sur prescription médicale dans certain pays.

Dans le cas de la cigarette électronique, la glycérine ne peut pas produire de gaz toxique appelé acroléine car cela nécessiterait obligatoirement une température de décomposition supérieure à (300 °C minimum), pouvant être atteinte dans l'atomiseur. La présence d'acroléine a toutefois été détectée à très faible dose (de 0,07 à 4,19 micro-grammes pour 15 inhalations) dans la vapeur de cigarettes électroniques, représentant une proportion environ quatre fois moindre que dans la fumée d'une vraie cigarette28; toutefois cette étude ne démontre pas la toxicité de ce composé pour l'être humain à ce taux réduit d'acroléine, provoqué par certaines cigarettes électroniques.
Nitrosamines

Les nitrosamines, principaux agents cancérigènes contenus dans le tabac, n'ont été détectés dans les e-liquides qu'à l'état de traces, à des taux équivalents à ceux des substituts nicotiniques tels que les patchs ou gommes à la nicotine et qui sont 500 fois moindres que ceux que l'on retrouve dans les véritables cigarettes.
Particules métalliques

Une étude américaine publiée en 2013 a montré la présence de traces de particules métalliques dans l'aérosol de certaines cigarettes électroniques jetables30. Ces particules peuvent provenir des composants et soudures du dispositif de la cigarette électronique ou bien de l'environnement de production (usines) des e-cigarettes ou des e-liquides[réf. nécessaire]. La réglementation de la commercialisation de l'e-cigarette est parfois proposée comme un moyen de limiter ces risques sanitaires issus de la production : marquage CE, classification comme dispositif médical, production du e-liquide par des laboratoires pharmaceutiques, etc.
Réduction du tabagisme

La première étude interventionnelle concernant la cigarette électronique est une étude de supériorité qui ne permet pas de conclure quant à une éventuelle supériorité vis-à-vis de la cigarette électronique placebo (sans nicotine) ou du patch à la nicotine.

Néanmoins, plusieurs études suggèrent un rôle favorable pour le sevrage, partiel ou complet du tabac. Elles sont cependant d'un niveau de preuve insuffisant, car essentiellement observationnelles, non comparatives, et portant sur un nombre insuffisant de sujets. Ainsi, la réduction du tabagisme pourrait atteindre la moitié des patients qui se sont mis à la cigarette électronique sans intention de s'arrêter de fumer. Des résultats comparables sont retrouvés dans d'autres enquêtes, dont une, française qui montre que la diminution du tabagisme atteindrait 72 % des vapoteurs avec 11 % d'arrêt. En outre, il serait attendu une réduction de la fréquence des symptômes rapportés.
Effet sur l'entourage
Incitation à la consommation de tabac

La promotion de la cigarette électronique et son usage dans les lieux publics sont parfois soupçonnés de faire indirectement la promotion de la consommation du tabac. Selon certaines opinions, la cigarette électronique favoriserait notamment l'initiation des jeunes à la consommation du tabac ; cette considération est une simple hypothèse, sans étude scientifique pour la corroborer.

Pour Joseph Osman, président de l'Office français de lutte contre le tabagisme, elle risque d'être un moyen pour les jeunes de s'initier au tabagisme. En 2012, l'enquête Paris sans tabac a montré que les deux tiers des collégiens parisiens de 12 à 15 ans qui ont essayé la cigarette électronique étaient non-fumeurs.

Le professeur Dautzenberg remarque que le marketing et les publicités assimilent parfois la cigarette électronique à des produits du tabac, à un moyen plus économique ou moins risqué de fumer. Celles-ci visent parfois un public jeune et c'est un produit susceptible de placement au cinéma.

Selon l’association ASH dans un document, les statistiques montrent qu'une incitation de tabagisme pour les plus jeunes n'est pas avérée41.
Toxicité du vapotage passif

La cigarette électronique ne provoque aucun risque comparable au tabagisme passif de la fumée du tabac. Selon une étude médicale publiée en avril 2013, l'aérosol (avec ou sans nicotine) d'une e-cigarette ne « comporte pas de risque réel de « tabagisme passif » en raison d'une disparition extrêmement rapide par évaporation, à l'inverse des composants de la fumée de vraie cigarette ou de chicha.
Statut légal et commercialisation

L'application à la cigarette électronique des lois et règlements interdisant de fumer dans les espaces publics (ou les lieux de travail) est l'objet de controverses et de variations selon les pays. L'usage de la cigarette électronique est considérée par certaines associations et organismes comme une normalisation ou incitation de l'acte de fumer et donc une promotion du tabac et doit donc être interdite pour cette raison dans les lieux publics[réf. nécessaire]. Pour d'autres spécialistes, interdire complètement la cigarette électronique dans les lieux publics ou lieux de travail engendre des problèmes pour les anciens fumeurs, en les forçant à utiliser leur cigarette électronique en compagnie de fumeurs (influence sociale, tabagisme passif).

Les limitations techniques des détecteurs de fumée sont parfois invoquées pour interdire la cigarette électronique (par exemple dans les avions).
Europe

Jusqu'en 2011, les cigarettes électroniques n'étaient vendues que sur internet ou dans quelques pharmacies. Depuis 2012, les magasins spécialisés se développent en Europe et dans le monde.
Autriche

Selon une étude parue en mars 2007 et publiée par l'Agence autrichienne de santé et sécurité alimentaire43, ce type de générateur d'aérosol correspondrait à un dispositif médical de classe IIa  et sa commercialisation nécessite un marquage CE approprié, voire une autorisation de vente telle que stipulée par la législation sur les appareils médicaux.
France

Jusqu’en 2011, la cigarette électronique se vendait essentiellement sur internet et dans quelques pharmacies, bureaux de tabac, épiceries et vendeurs de journaux. Depuis 2012, les boutiques spécialisées se développent partout en France, dépassant le nombre de 100, début 2013.

Fin 2012, selon les estimations des fabricants, près de 500 000 personnes utilisaient régulièrement la cigarette électronique en France et près d'un million de personnes l'avaient essayé.

La cigarette électronique n'est considérée ni comme un dispositif médical ni comme un médicament, selon un avis de 2011 de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), si elle n'est pas revendiquée par ses vendeurs comme un produit de sevrage tabagique, si elle ne contient aucun produit médicamenteux et si la quantité de nicotine ne dépasse pas un certain seuil (20 mg/ml). Cette cigarette électronique relève alors de la « réglementation sur la sécurité générale des produits mis à disposition du public » et ne peut pas être vendue en pharmacie. Certaines voix dont le pneumologue Bertrand Dautzenberg regrettent qu'aucune cigarette électronique ne soit enregistrée comme médicament en France et demandent pour ces produits un statut similaire aux autres substituts de drogues comme la méthadone.

Fin 2012, l'absence d'étude satisfaisante sur l'efficacité de la cigarette électronique pour l'arrêt du tabagisme et les interrogations sur sa toxicité, divisaient les médecins et spécialistes qui déconseillaient généralement cette solution. « Malgré tout, l'efficacité de ce produit dans le sevrage tabagique commence à être établie, constate Jean-François Etter, professeur en santé publique à l'université de Genève. Quant aux utilisateurs, ils s‘en disent très satisfaits, ce qui crée un vrai décalage avec le positionnement médical. »

Le 31 mai 2013, la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, a annoncée son intention d'interdire sa publicité et sa vente aux moins de 18 ans .

La ministre s'est également déclarée « favorable à l'interdiction de “vapoter” dans les lieux publics ».

Le lundi 9 décembre 2013, le tribunal de commerce de Toulouse a estimé que la vente de cigarettes électronique, produit de substitution du tabac, relevait donc de la législation du tabac et était donc soumise au monopole des buralistes.

Royaume-Uni

En septembre 2011, un groupe de réflexion lié au gouvernement anglais déclare « Essayez la cigarette électronique » et l'envisage comme une alternative au tabac afin de lutter contre les risques liés au tabagisme.

Le 12 juin 2013, la NHS a annoncé qu'à partir de 2016, les cigarettes electroniques devraient avoir une autorisation de mise sur le marché et seront considérées comme des médicaments.
Suisse

En Suisse, la cigarette électronique peut être vendue uniquement sans nicotine dans les cartouches et liquides de recharge. Cependant, l'importation de liquide et recharge avec nicotine est autorisée pour les particuliers dans la limite de 150 ml tous les deux mois. La consommation de e-liquide avec nicotine est autorisée dans toute la Suisse.
Belgique

En avril 2013, l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) et le SPF Santé publique déconseillent l'usage des cigarettes électroniques, en raison des dangers de surdosage de la nicotine, de l'absence d'étude sur son efficacité pour l'arrêt du tabagisme, de l'absence de contrôle de la qualité de production.
Italie

En Italie, l’Ordonnance du Ministère de la santé du 4 août 2011 (G.U. Série Générale n. 232 du 5 octobre 2011) interdit la vente de cigarettes électroniques contenant de la nicotine aux moins de 16 ans. Le 28 septembre 2012 (G.U. Série Générale, n. 248 du 23 octobre 2012) le ministre Balduzzi a étendu l'interdiction aux moins de 18 ans. Avec le décret loi 76/2013 approuvé par le parlement le 8 août 2013, les cigarettes électroniques sont assimilées aux tabacs avec une taxe à la consommation de 58,5%.
Canada

Les autorités canadiennes déconseillent l'usage des cigarettes électroniques.
États-Unis

Les autorités américaines déconseillent l'usage des cigarettes électroniques.

Aux États-Unis, en juillet 2009, la Food and Drug Administration avait tenté d'interdire l'importation de cigarettes électroniques et lancé un sévère avertissement à leur encontre, arguant de ce qu'on y trouvait des traces de contaminants spécifiques au tabac, y compris certains agents cancérigènes (TSNA). Toutefois, le procès entre deux des principaux importateurs et la FDA pour déterminer s'il est du domaine de compétences de cette dernière de bannir de tels produits s'est achevé en janvier 2010. Le juge américain Richard Leon a déclaré que la FDA n'avait pas le pouvoir de réglementer les cigarettes électroniques et a ordonné le déblocage des cigarettes électroniques retenues depuis fin 2008 par la douane sur demande de la US Food and Drug Administration.
Australie

En Australie, la vente de cigarette électronique contenant de la nicotine est interdite mais un revirement a 180° vient d'être annoncé, avec un projet d'interdire les cigarettes de tabac au profit des cigarettes électronique si les résultats d'étude prouvent d'ici 2015 que la vapeur des cigarettes électronique est plus sûre ou moins dangereuse que la cigarette de tabac.
Autres pays

La vente de la cigarette électronique est interdite en Australie, la nicotine y étant classée comme poison, même si la vente de cigarettes contenant du tabac y reste autorisée.

Autres pays ayant interdit la cigarette électronique :

    Arabie saoudite
    Argentine
    Australie
    Brésil
    Hong-Kong
    Israël
    Mexique
    Panama
    Qatar
    Singapour
    Thaïlande

Publicité pour la cigarette électronique
France


La publicité pour la cigarette électronique est un sujet à controverse. De par sa nature, la cigarette électronique est tantôt associée à un produit de consommation courante, tantôt à un dérivé du tabac ou encore un produit pharmaceutique. La Ministre de la Santé Marisol Tourraine avait, alors en mai 2013, promis une circulaire interdisant toute publicité en faveur de la cigarette électronique.

La première publicité à la télévision a été diffusée en septembre 2013 sur la chaîne d'information BFM TV.

La publicité reste à l'heure actuelle légale car la circulaire n'a pas encore vu le jour

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